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famille rosenblum famille rosier
intrigue interactive
La fin de la première intrigue a été choisie par vous et on vous remercie d'avoir été si nombreux à y participer ! Le dénouement obtenu promet de grands changements au Royaume-Uni sorcier alors préparez-vous. Fini le temps de paix apparente. Pour en savoir plus, il suffit de cliquer ici.

On attend vos réactions !!
sous les projecteurs
Cette semaine, ce sont les personnages de Hannibal Yeats, Sumi Choe, Hecate Fawley, Poppy Garfield et Lorelei Fortune qui sont mis en avant ! Alors on vous propose de vite aller lire leurs présentations et mettre vos neurones en ébullition pour trouver de super liens. Promis, vous ne le regretterez pas !

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 (vasyl)

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Vasyl Avramenko
CITOYENS NEUTRES
DATE D'ARRIVEE : 01/12/2018
MESSAGES : 157
PSEUDO : raph
MULTICOMPTES : vic (cp) bianca (tc)
AVATAR & CREDITS : boyd holbrook, midwinters / astra, archive, kane

ÂGE : (trente-trois ans) 12.05.94
ASCENDANCE : (sorcier) issu d'une famille no-maj.
STATUT CIVIL : (célibataire) les ailes plombées, un ancien amour ruiné par des idéaux trop différents, par des mensonges corrosifs. père d'une fille de sept ans, Sybil.
METIER : (lieutenant) il gère les finances de l'Hydre - le blanchiment d'argent, la gestion des sociétés écrans / offshores, il a aussi une vue d'ensemble sur l'ensemble du réseau (trafic humain), proche de ses deux gorgones. à la tête d'une entreprise d'import/export d'alcool avec les pays de l'est, mal en point depuis la fermeture des frontières, a récemment rejoint la gérance de l'Amnesia, bar de nuit/restaurant de luxe tenu par Euryale.
PARTICULARITE : (tatouage) une hydre qui s'étale dans son dos. menace de mort au moindre cafardage sur les activités de l'Hydre.
RÉPERTOIRE RP : vlynn#1 - leonyl#1 - vasnia#1 - maesyl#1 /#3D7198

repello wizard

MessageSujet: (vasyl)   Sam 1 Déc - 20:24

vasyl avramenko
“ Can't believe you were once just like anyone else, then you grew and became like the devil himself. Pray to god I think of a nice thing to say, but I don't think I can so fuck you anyway”

> nom : Les racines étrangères s’étendant jusqu’au patronyme, craché avec difficulté par les locaux dont les sonorités ampoulées peinent à s’adapter à la rudesse ukrainienne. Mais même là-bas, Avramenko n’a de sens que dans les mines d’anthracite et les cultures de betteraves, méprisé par le plus grand nombre pour n’engendrer que des insultes à la bienséance. > prénom : Vasyl. Trop de rejetons pour penser à plus d’un prénom pour chacun. > naissance, nationalité & âge : Trente-trois ans à ramper sous la surface de la société, né un douze juillet 1994 à Antratsyt (Ukraine). Il obtient la nationalité anglaise en 2020, après bien des démarches administratives. > ascendance : né-moldu, deuxième sorcier de la fratrie. Non pas que ça ait eu une quelconque espèce d'importance pour quiconque d'autre qu'eux mêmes, leurs parents s'en étant totalement désintéressés. > scolarité : Inexistante. Education personnelle, rompue à l’expérience, administrée au bon vouloir de sorciers plus capables que lui.  > occupation actuelle : Vasyl n’a qu’une gloire personnelle, des monnaies de tous horizons sonnantes et trébuchantes dans le fond de ses poches de truand; résident au sein de l'Hydre, côtoyant les Gorgones au quotidien. D'abord archiviste à la bibliothèque de l'UCL, il a fini par monter une entreprise d'import/export d'alcool avec les pays de l'est. Un coup de poker qui lui a permis de se hisser jusqu'aux hautes sphères de Londres, une aubaine pour créer en parallèle des contacts utiles pour le trafic de l'Hydre. Récemment, la fermeture des frontières qui a suivi le coup d'état du 1er Janvier 2028 ont rendu le commerce extrêmement difficile. Vasyl a fini par rejoindre Euryale pour la gérance de l'Amnesia, un bar de nuit-restaurant de luxe, qui sert accessoirement à blanchir les montagnes d'argent sale qu'ils brassent. > statut matrimonial : Trop teigneux pour le reconnaître, il a foutu en l'air une histoire qui en valait vraiment la peine, malgré les difficultés qu'ils rencontraient. Un amour blessé qu'il aurait préféré oublier, mais faute d'y arriver, il lui a fait payer vertement son dépit à chaque rencontre officielle qui les forçait à se revoir ; c'est devenu d'autant plus difficile qu'il sait maintenant avoir été un père absent pour une fille que Leonor n'a jamais daigné lui présenter (à raison), jusqu'à tout récemment. Sybil, sept ans, est une sorcière née dans un repère de puristes moldus. Il a fallu que ses pouvoirs se déclarent pour que Vasyl fasse enfin sa rencontre. > inventaire : Une baguette volée (il se plaît à en changer régulièrement, désarme ses victimes, teste et choisit les armes qui lui plaisent), des clopes à ne plus savoir quoi en faire, une arme de poing, un trousseau de clefs énorme, du liquide en trop grande quantité.  > allégeance : Assurément celle qui rapporte le plus (neutre). Il vous dira ce que vous voulez entendre, s'il a l'assurance de faire un profit quel qu'il soit au bout du compte. > particularités : L’Hydre marquée dans la chair, un tatouage tentaculaire qui s’étale dans son dos, taquine les omoplates et cisaille les côtes de multiples têtes. > avatar : Boyd Holbrook / old money.

> choses à savoir : (un) L’accent à couper au couteau ne laisse aucun doutes sur les origines du bougre, dont l’anglais ne s’améliore pas vraiment malgré les années. Il ne fait simplement pas d’effort, gagne en vocabulaire et en syntaxe mais se raccroche encore à ses racines ukrainiennes au travers de ses intonations syncopées. Vasyl ne se donne jamais la peine de répéter une phrase s’il n’a pas été compris, répondant simplement d’un sourire désolé au nanti qui n’aura pas eu l’application de l’assimiler correctement. En fin de compte, dans ces moments là, il est loin d’être le perdant de l’histoire. (deux) Apparemment dédaigneux de sa famille, Vasyl y est pourtant extrêmement attaché. La pauvreté les a forcés à se serrer les coudes, à oeuvrer tous dans le but de survivre à moindre mal, à sacrifier l’unité pour garder le groupe uni. Pourtant, les contacts avec ses frères et soeurs sont devenus rares, voir inexistants. Il sait où se trouve chacun, ce qu’ils font, mais prend soin de ne jamais se manifester personnellement, préférant les surveiller comme des suspects que de se présenter à eux comme le frère qu’il n’est plus vraiment à leurs yeux. (trois) Cette foutue famille qui a forcé malgré elle sa rencontre avec le monde sous-terrain de Londres, voler pour manger, parce qu’il fallait s’y mettre à plusieurs pour survivre correctement. En Ukraine, la misère leur collait à la peau et l’Angleterre s’est présentée comme une seconde chance inespérée. Ses parents n’ont jamais été officiellement dans le pays, introduits clandestinement par de vagues connaissances peu recommandables. Travaillant au black tous les deux, son père a fini par embrasser le sol des cellules carcérales pour trafic de voitures volées. Le comble. (quatre) Sa plus jeune soeur, Nastya, décède au cours de l’épidémie d’éclabouille qui terrasse l’Angleterre en 2015. L’enterrement demeure à ce jour un des pires souvenirs qu’il possède ; l’absence de larmes de la famille ne rend l’hommage que plus sordide. Les retrouvailles forcées avec ses frères et sa sœur prend des allures de règlement de compte quand leur aîné leur reproche de ne pas avoir su être là pour l’accompagner dans la maladie ; la culpabilité les assaille tous de la même façon, les empêche de se dédouaner de cette responsabilité qui leur pèsera tous encore longtemps. La famille, si elle n’était pas unie, aurait dû les forcer à prendre soin des autres quand même, à se préoccuper un peu plus de la fragile benjamine que Nastya était. Après ça, les choses ne s’améliorent quand même pas entre eux. (cinq) Vasyl s’engage à huit ans dans une petite organisation criminelle qui engage des enfants pour voler au compte d’un chef surnommée l’Invisible. Patronyme bien trouvé, ils ne voient jamais le visage de celui qui empoche la moitié de leurs gains. Il abandonne les bancs de l’école, ses frères et sœurs dans le même temps, passe ses journées dans les locaux misérables de l’organisation, où il fait la rencontre des trois filles qui deviendront à l’avenir les gorgones de leur Hydre. Celles qui prendront la place vacante laissée par sa propre fratrie.(six) L’Hydre. Dénomination pompeuse pondue par une des trois sorcières à la tête d’une vulgaire bande de petites frappes plus téméraires que les autres. En moins de dix ans d’existence, ils se sont imposés sur le marché noir et ont conclu des accords avec les plus grands. Du trafic de vies humaines, livrées sans cérémonie au plus offrant. Et puis, des commerces annexes, qui complètent le tableau de l’illégalité dans laquelle ils se pâment. De l’argent facile, et il se remplit les poches sans une once de regret. (sept) C’est drôle, quelque part, comme la vie souterraine qui s’étend sous les pieds de Londres réussit à réaliser ce que la réunification n’a su obtenir: un terrain d’entente parfait entre sorciers et non-magiques. Une négociation bien menée, des bénéfices égaux pour les deux partis du contrat, dont l’objectif commun n’est en définitive que le profit qu’ils peuvent faire. Parmi les partenaires de l’Hydre, les Chetwynd, des puristes comme on en fait des pas mal de nos jours, qui clament leur haine pour les sorciers mais n’hésitent pas à traiter avec eux de la pire manière. Ils sont la plus grande offense à son ego, et ils portent tous le visage de Leonor, une déception cinglante qui refuse de le laisser en paix depuis qu’il l’a quittée, six ans plus tôt. Vasyl a réussi à se convaincre qu’elle l’avait trahi, lui cachant en prime sa paternité d’une petite fille. Il a oublié trop vite qu’il l’a totalement délaissée, la fuyant en même temps qu’il fuyait sa famille. (huit) La magie, il l’a apprise par ses propres moyens, avec l’aide de sorciers plus âgés qui ont accepté de lui enseigner les rudiments de cet art que d’autres ont pu éprouver en allant à Poudlard. Mais lui n’est pas né sur le sol anglais, lui n’a pas eu d’autre opportunité que de saisir celle qui se présentait à lui, n’a eu qu’une éducation moldue rudimentaire par ailleurs. Il a longtemps porté la rancœur d’avoir été laissé pour compte, jalousé les sorciers instruits. Dédaigné son appartenance à ce monde qui n’a jamais fait semblant de lui ouvrir ses portes. (neuf) Il aime particulièrement organiser des tablées de jeux dans un des appartements de l’Hydre, ayant écopé de la tare maternelle, qui jouaient leurs maigres économies au poker une fois par mois. Un talent aux cartes qu’il tient d’elle, et c’est bien l’unique chose dont il lui est reconnaissant. (dix) Peut-être qu'être né en bas de l'échelle n'excuse pas sa relation étroite et malsaine avec l'argent, la reconnaissance quelle qu'elle soit. Peut-être que c'est simplement inhérent à sa personne, un avare opportuniste perclus de convoitises diverses. Comme beaucoup d'autres, il croit que l'argent suffira à combler son existence efflanquée. (onze) Personnalité ISTJ -- peu expressif - humour cassant - prompt à juger - estime qu'on est jamais mieux servi que par soi-même, du mal à déléguer les tâches - perfectionniste - observateur - pragmatique - aime avoir le contrôle, laisse peu de place au hasard ou à la chance - attaché à sa famille - excellente mémoire, physionomiste - responsable plus que sentimental, hyper organisé - loyal - sévère.
pseudo : raph. âge : m’rappelle pu. pays : fr. présence : beaucoup trop ça se confirme. que penses-tu du forum ? love it like crazy. bizutage accepté ? petit défi pas bien méchant. crédits : old money pour l’avatar, archive pour la citation. quelque chose à ajouter ? c’est Noël, j’aime trop Noël. (en vrai me shamez pas j'ai trop honte d'être faible comme ça)code à remplir :
Code:
<bop>boyd holbrook</bop> - @"vasyl avramenko"
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Vasyl Avramenko
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ÂGE : (trente-trois ans) 12.05.94
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PARTICULARITE : (tatouage) une hydre qui s'étale dans son dos. menace de mort au moindre cafardage sur les activités de l'Hydre.
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repello wizard

MessageSujet: Re: (vasyl)   Sam 1 Déc - 20:24

all the cracks in your smile“ Bet you sleep like a child with your thumb in your mouth. I could creep up beside put a gun in your mouth, Makes me sick when I hear all the shit that you say, So much crap coming out it must take you all day ”
2001 ; ukraine - - - Elle le connait par coeur, Pavlo. Elle sait dire quand quelque chose le tracasse, et ce soir, son mari n’est pas avec elle, pas en pensée, du moins. Il fume un cigare, le regard perdu dans les flammes du poêle. Il fait un froid de chien, cet hiver. Les températures descendent bien en dessous de moins vingt, et leur bicoque tremble à chaque coup de vent que la tempête ramène, avec sa neige cinglante et ses blizzards si opaques qu’elle pourrait se perdre à dix mètres de chez elle tant on n’y voit rien là dedans. Le chauffage central est un luxe qu’ils ne peuvent pas se permettre, alors elle a passé la journée à empiler les rondins de bois derrière la maison, en gardant un oeil sur sa marmaille bruyante. Les petits ne vont plus à l’école depuis une semaine à cause de la neige, et puis, Vasyl a encore fait des choses étranges ce matin. Elle n’en a pas parlé à Pavlo, parce qu’elle sait que ça le met en colère, d’entendre parler des bizarreries de son troisième. Elle, elle ne sait pas quoi en penser. La vieille voisine est venue la voir, l’autre jour. Lui dire que son fils était un sorcier, mais Mariya n’a pas voulu en savoir plus. Ces choses là, il ne faut pas en parler, c’est dangereux.
Mariya berce sa dernière, une toute petite fille, silencieuse comme tout. Nastya ne pleure jamais. Elle la regarde toujours avec ses grands yeux de bébé sage, et elle sourit quand elle lui chante une chanson, la berceuse qu’elle a fredonnée à tous ses enfants depuis qu’elle les a eus dans les bras, et même avant, dans son ventre.
La maisonnée est curieusement silencieuse ce soir, et les enfants sont partis se coucher sans faire d’histoire; il faut dire que Pavlo n’aurait pas toléré qu’ils se chamaillent comme d’habitude, ils ont dû le sentir. Les gosses, ils sentent ces choses là. Les remous intérieurs que les adultent taisent. Ca lui fait du bien un peu de calme. Elle s’assoit sur le fauteuil défoncé, la petite gazouille tranquillement, de la bave qui coule sur le menton. Son adorable bébé. Pavlo exhale sa fumée, et le ton est fatigué quand il se met à parler. “Y’a plus de boulot à l’usine. Ils l’ont fermée. Nous l’ont dit ce matin.” Mariya le regarde, elle ne dit rien, se contente de tapoter les jambes de la petite, et son propre regard se perd dans le feu, à son tour. Ce n’est pas bon. Après l’usine, ce sont les mines, ou rien du tout. Et Mariya sait qu’il va falloir qu’elle retourne dans les champs, maintenant que Nastya a presque un an. Elle pousse un soupir, ferme les yeux. Ecoute le vent battre les fenêtres.

2002 ; ukraine - - - Pavlo veut partir en Angleterre; il dit que là-bas, la vie sera meilleure. C’est son collègue qui le lui a dit, il a déjà bossé à Londres, il dit que les étrangers ont une meilleure situation qu’ici, dans la campagne, que Mariya pourra trouver un emploi de femme de ménage, et Pavlo aura une situation. Un garage. Nastya a deux ans maintenant, et les choses ont été arrangées. Mariya n’a pas demandé comment, elle s’est contentée de préparer tout ce qu’ils pouvaient emmener; pas grand chose, en fin de compte. Ca lui fait peur, mais elle ne dit rien, et elle fait confiance à son mari. Même s’il n’est pas tendre, qu’il boit trop le soir en rentrant des mines, le visage couvert de suie, qu’il crie plus qu’il ne parle aux enfants, il fait toujours attention à eux. Alors s’il dit que c’est ce qu’il y a de mieux, alors ils partiront.

2003 ; londres - - - Londres est trop grande, l’appartement trop petit, et l’humidité fait grincer les articulations de sa mère. Son père, il le voit encore moins qu’à Antratsyt, mais ça ne lui manque pas. Sa vie ici ne ressemble à rien de sa vie d’avant, mais dans le fond, ça ne lui déplaît pas. Il y a toujours plein de choses à faire, des animations la nuit, des gosses qui courent et fument dans des terrains vagues malfamés. Les voisins trouvent toujours à se plaindre d’eux. A force, c’est devenu un jeu avec ses frères: arriver à faire sortir le vieux du quatrième, et s’enfuir avant qu’il n’ait réussi à leur jeter quoi que ce soit dessus.
Ici, ses parents ont du travail, mais la vie est chère et la menace des services sociaux plane au dessus de la famille comme une nuée de corbeaux. Sa mère leur a fait promettre de mentir, de dire qu’ils allaient à l’école si on leur demandait. Ne surtout pas dire qu’ils travaillent, non plus. Prétendre qu’ils vivent une vie de gosse normale, en somme. C’est ça ou un retour en Ukraine, et personne ne le souhaite. Pavlo a une vraie affaire ici, il paraît, et si ça marche bien, il jure que ça marchera encore mieux d’ici quelques temps, quand il aura vraiment compris les ficelles du métier comme il dit. C’est ce qu’il scande en rentrant le soir, et Vasyl veut bien le croire tellement il a l’air sûr de lui.

2005 ; londres - - - “Et ton père, il fait quoi?” La cigarette qu’ils se partagent lui arrache la gorge. Il grimace, la lui rend. Heloïse Bishop est plutôt petite pour son âge, et pourtant ils ont le même. “Il est en taule.” L’autre écarquille des yeux ronds et le regarde comme s’il portait la peste: “Il a tué quelqu’un?” Vasyl secoue la tête. “Ma mère dit que c’est parce qu’il a marchandé avec les mauvaises personnes, qu’il aurait pu devenir riche s’il avait pas été aussi con.” Il reprend mot pour mot les paroles de sa mère. Et l’amertume, la colère de Mariya lui revient en pleine face. Elle a bien moins de patience depuis que Pavlo a été emmené; les lumières des voitures de police, rouge, bleu, rouge, bleu, derrière les rideaux de sa chambre, le hantent encore. Par chance, ils ont pu rester à Londres, mais à en croire sa mère, il n'allait pas falloir qu’ils se reposent sur leurs lauriers pour autant, surtout maintenant qu’elle était toute seule pour s'occuper d'eux cinq. En l’espace de deux ans, elle avait l’air d’en avoir pris dix. Elle ne rit plus comme avant, et seule Nastya arrive encore à lui arracher un geste de tendresse. Vasyl s’en fiche; sa famille disloquée est remplacée par la nouvelle, celle qu’il se construit dans le petit réseau de voleurs, et ça lui convient comme ça. Ses frères et soeurs sont éclatés aux quatres vents. Eux aussi refont leurs vies. “Et toi, tes parents? -- Lesquels, ceux de maintenant? -- Parce que t’en as plusieurs? -- Benh ouais. J’en change presque tous les ans. Les derniers, c’était des vrais connards. Le vieux venait toujours me tripoter la nuit, j’aimais pas ça. Ceux de maintenant, ça va. Leurs autres gamins -pas leurs vrais, tu vois, ceux comme moi- sont horribles par contre mais on se voit jamais. Je rentre pas souvent, seulement quand ça fait trop longtemps que j’suis sortie, et qu’ils risquent d’appeler les flics.” L’aplomb de sa voix l’impression beaucoup. “Tu connais Maeve et Leanne? -- Qui ça? -- C’est mes meilleures amies. Tu devrais venir avec nous un jour. -- Elles travaillent pour l’Invisible, elles aussi? -- Ouaip.” La cigarette lui revient, et Vasyl la regarde sans rien dire. Le silence de la nuit les englobe et ils ne disent plus rien, jusqu’à ce qu’elle soit obligée de rentrer, parce que ça fait déjà deux jours qu’elle est dehors.

2015 - - - Il n’arrive pas à détacher son regard du visage de sa soeur. Nastya n’a jamais été vraiment solide, pas comme le reste de la fratrie. Elle attrapait toujours les rhumes de tout le monde, et quand la grippe s’infiltrait dans la maisonnée, c’était forcément elle qui l’avait en premier, et le plus longtemps. Et voilà qu’elle était morte au milieu d’une tripotée d’autres morts, quelques semaines seulement après le début de l’épidémie. Fulgurant. Sa peau diaphane conserve des vestiges de la maladie, des creux et des bosses, des cicatrices disgracieuses qui déforment son visage serein. Vasyl ne se souvient déjà plus à quoi elle ressemblait, et un poids lui tombe dans l’estomac. Il ne se rappelle plus de leurs jeux, enfants; de leurs courses folles autour de leur maison délabrée d’Antratsyt; de ses sourires un peu bizarres, de ses regards qui avaient toujours l’air de vous manquer de quelques millimètres, comme si elle n’était pas vraiment là. Il ne se souvient de rien, et c’est comme si elle n’était déjà plus là depuis des années. Amèrement, il songe au silence qui les a séparés depuis qu’il a disparu dans l’antre de l’Hydre, au fait qu’en définitive, sa mort n’est qu’une fracture de plus dans cette non-relation qu’ils entretenaient.
Ils lui ont mis une robe bleue qui la fait paraître encore plus blême, ses cheveux châtains sont soigneusement peignés. Et il déteste ce maquillage sur ses yeux, qui la font ressembler à une pute. Une pute morte. Mais si, il se rappelle. Nastya n’avait rien de cette princesse dormant dans son maudit cercueil; les boucles folles, les tâches de rousseur d’autant plus marquée que sa peau était pâle, son dédain pour des choses aussi futiles que la mode. Ce n’est pas Nastya qu’il regarde. La colère l’étrangle, et ses doigts frottent soudain la peau marmoréenne pour en effacer le noir qui bordent ses cils, avant qu’on ne l’éloigne du cercueil avec précipitation, les ongles enfoncés dans la chair de ses bras.

2015 - - -“Et Artem?” Hochement de tête négatif. “Pas vu depuis l’enterrement. J’ai entendu dire qu’il s’en sortait plutôt pas mal, qu’il avait réussi à monter un truc avec quelques types de la haute. Je sais pas.” Vasyl s’interrompt; sa relation avec ses frères s’est dégradée ces dernières années, non pas qu’ils aient jamais partagé plus que la soupe insipide que leur servait leur mère le soir, les rares fois où ils se retrouvaient tous ensemble. Ilya mâchonne sa lèvre inférieure. Il a l’air soucieux. “Et toi, ça va?” En le regardant, sa grande carcasse appuyée contre le chambranle de la porte comme s’il n’osait pas vraiment rentrer dans la pièce, Vasyl se dit qu’il est le portrait craché de son père même si ça ne lui ferait pas du tout plaisir qu’il le lui dise. “T’as pas envie de savoir. J’ai pas besoin de ta pitié. J’m’en sors tout seul.” La fuite est claire, et il sait qu’il ne sert à rien d’insister. Ilya est comme le reste de la famille: trop indépendant pour oser se livrer, trop accroché à sa fierté pour songer à partager le moindre de ses soucis. Ils ont tous, toujours, été comme ça; collés à cette image parentale de devoir supporter tout le poids du monde sur leurs épaules sans se plaindre. “Alors pourquoi t’es là?” Leurs regards se croisent dans le silence qui suit sa question, et son frère hausse de nouveau les épaules, faussement désinvolte, et nettement gêné. “J’sais pas. J’voulais un peu avoir de tes nouvelles. Tu sais, avec Nastya. Et Ksenia qui a disparu on n’sait où. J’avais p’t’être envie de renouer, j’en sais rien. Putain, c’est des conneries. On a jamais été comme ça, une putain de famille soudée comme on en voit à la télé, j’vois pas pourquoi on commencerait maintenant, hein? -- Nan, pas vraiment.” Vasyl détourne le regard. Non, ils n’ont jamais été vraiment soudés, et pourtant il pense comprendre où il veut en venir. La mort de Nastya réveille en eux les vieilles craintes enfantines de se retrouver arraché à sa famille, aussi dysfonctionnelle, éclatée, soit-elle. Ilya décolle son dos du mur, marmonne qu’il s’en va, qu’il a des choses à faire. Il appellera plus tard, ou pas. “Attends, tu veux pas boire une dernière bière? Tu t’en iras après.” Contre toute attente, il accepte.

2017 - - - A eux quatre, leurs maigres économies leur ont permis de louer un appartement. Un vrai, un endroit que Vasyl arrive enfin à considérer comme chez lui, pas comme le studio sordide de sa mère, ou le quartier général de l’Invisible, qui a vu naître leur amitié, les a vu grandir, pousser comme des mauvaises herbes. L’endroit ressemble à une auberge de jeunesse, ou à un entrepôt, ou encore à une galerie d’art, dernièrement, avec les goûts de luxe de Maeve et les faux talents d’artistes qu’Heloïse revendique en affichant ses horreurs un peu partout.
L’été est arrivé et avec lui, les grosses chaleurs, sans une brise pour venir adoucir la touffeur qui envahit la ville. Leanne a ramené un ventilateur, qui fait plus de bruit que de fraîcheur, et il est sûr qu’il va crever d’inanition d’ici la fin de la journée si la nuit n’arrive pas plus vite que ça. La bière est tiède, fade, les bulles ne sont plus qu’un souvenir dans le fond de bouteille qu’il tient contre son front dans l’espoir de baisser sa température corporelle. “Je vais mourir, Vasyl, je te jure. Pourquoi on a pas pensé à demander s’il y avait la clim’ en louant ce putain de taudis de merde, bordel --” Vasyl fronce les sourcils. Maeve est tellement grossière des fois, qu’il a du mal à croire qu’elle a été élevée dans une famille comme la sienne: riche, stricte, à l’opposée des leurs. Elle est la seule des quatre à venir d’un milieu huppé, la seule à avoir fait le chemin inverse. Quitter les hautes lumières pour venir s’enterrer dans la misère humaine, voler les modestes pour enrichir les truands. “-- et hier matin, qu’est-ce que je vois, le chat du voisin, en train de bouffer les restes sur le comptoir! Je déteste les chats. -- Qu’est-ce que tu ne détestes pas, Maeve ?” Heloïse agite un magazine devant son visage, la tête posée sur ses genoux. Vasyl promène une main distraite dans son cou, les yeux fermés. Il écoute Maeve monologuer comme à son habitude. Heloïse pousse un soupir, et se redresse, ses cheveux blonds collés à son front par une pellicule de sueur. “Je sors. C’est insupportable, ici.” La voilà partie, après un baiser furtif sur ses lèvres qui arrache une exclamation faussement dégoûtée à la troisième.

2019 - - - “C’est à cause d’elle ? La fille de la bibliothèque de l’UCL ?” Heloïse lui tourne le dos, fume à la fenêtre de la chambre. Sa silhouette se découpe sur la lumière orangée des lampadaires en contrebas. Les rumeurs de la rue leur parviennent, étouffées par la distance. On est samedi soir, et les bars en dessous de chez lui recrachent les rires des fêtards sur fond de vieux rock anglais. Allongé sur le matelas posé à même le sol, Vasyl fixe le plafond en silence. Il ne sait pas. Peut-être. Il n’a pas envie de lui répondre, et ça l’emmerde d’avoir à se justifier. Eux deux, c’était pas sensé durer. C’était même pas sensé commencer, à vrai dire. Une bête histoire forcée par la proximité, une amourette confondue avec une amitié sans borne. Alors oui, c’est vrai, depuis qu’il travaille aux archives de l’université, depuis qu’il pense à cette fille, Heloïse n’existe plus vraiment. Comme si leur histoire à eux n’avait jamais vraiment de valeur aux yeux de l’ukrainien, dézinguée en un rien de temps par sa fascination pour la petite noble qu’elle ne sera jamais. En fin de compte, ce qui la blesse le plus, c’est d’avoir été effacée du jour au lendemain, sans qu’il daigne lui donner autre chose que son silence buté, ses sourires évasifs, et ses foutus haussements d’épaules chaque fois qu’elle lui demande s’il a envie qu’ils fassent quelque chose tous les deux. Et même si ça fait un moment que ça ne marche plus et qu’elle le sait, ça n’apaise en rien sa douleur.
“T’es un connard Vasyl. T’es même pas capable d’être franc avec moi. J’espère qu’elle te fera morfler comme tu me fais morfler. Ne m’appelle pas.” D’un geste rageur, elle récupère sa veste et claque la porte derrière elle.

Elle s’appelle Leonor Chetwynd et, pour Vasyl, cette nana est tout droit sortie d’un autre univers, un monde où rien de grave n’a l’air de pouvoir arriver, parce que s’il a bien compris une chose à propos de sa famille, c’est qu’ils sont riches, puissants, et que nombreuses sont les ficelles qu’ils tirent au sein du pouvoir britannique.
Un rêve inaccessible donc, et bien plus qu’il ne devrait ne serait-ce qu’espérer atteindre un jour. Sauf qu’il ne peut pas s’en empêcher. Tout est bon pour la déranger, la détourner de ses studieuses occupations et interrompre ses sessions de révisions. Jusque là, il n’a fait qu’échanger des banalités d’une tristesse affligeante, des choses comme: le temps qu’il faisait, les livres qu’elle lisait, ses prochains cours, n’importe quel prétexte idiot qui lui permette de lui adresser la parole. Alors quand l’invitation à sortir dévale de ses lèvres avant qu’il n’ait le temps de réfléchir à ce qu’il fait, ce n’est même plus de surprise qu’il s’agit lorsqu’il l’entend accepter, avec ce sourire pour lequel il serait prêt à se damner.

2018 - - - Leanne fait le tour de la pièce comme si elle cherchait à creuser un sillon dans le parquet avec la simple pression de ses semelles. “Arrêtes de tourner en rond, tu veux, tu vas me filer la gerbe. -- Ils ferment toutes les frontières. Tu sais ce qu’ils ont mis en place ? Un putain de sortilège d’amnésie pour les moldus. -- Je sais. -- Il y en a qui sont revenus avec la cervelle en gruyère, Vasyl, la mémoire complètement flinguée parce que le côté réversible de la chose ne l’a pas été du tout. -- Je sais tout ça, c’est moi qui te l’ai dit.” répond-il lassement. Il échange un regard torve avec Maeve, qui grignote des cacahuètes avec sa bière, le petit doigt en l’air. Quand Leanne réfléchit, rien ne semble pouvoir la tirer de ses intenses réflexions. Elle ramène ses longs cheveux en une queue de cheval et poursuit d’un ton égal. “Il y a un vent de panique terrible. Les gens flippent, ils veulent tous partir, sauf qu’ils ne peuvent pas s’ils n’acceptent pas l’amnésie, et honnêtement, comment leur en vouloir ? Heloïse a des contacts au comité d’examen de sortie du territoire, et il n’y a jamais eu autant de fraudes avec les portoloins pour l’étranger. Jamais.” Un silence suit la déclaration, une idée, l’idée, germe et prend racine, pose la première pierre à un édifice qu’ils passeront leur vie à continuer de construire après ce jour.

2020 - - - L’idée a pris de l’ampleur, tout comme leur groupuscule, qui demande soudain un investissement et une organisation bien plus importante que ce à quoi ils étaient habitués jusque là. Mais leur folie a payé, tant et si bien que l’Invisible appartient au passé, désormais. Il ne saurait dire vraiment ce qu’ils sont devenus, tous les quatres, ni ceux qui les ont rejoint en cours de route, emballés par la perspective d’un enrichissement rapide et facile. Mais ils ne sont plus des anonymes, et les murmures grossissent la réputation de l’Hydre dans l’ombre, amenant avec eux le danger de se retrouver en ligne de mire des autorités, ou des concurrents jaloux.
Il a gardé son poste à l’université. C’est absurde, et inutilement chronophage, comme dirait Maeve, mais c’est encore la seule chose qui lui permet de voir Leonor. Leur temps ensemble s’amenuise comme peau de chagrin, et Vasyl voit bien que souvent, elle se retient de lui faire des reproches à propos de ses absences de plus en plus répétées. S’il pouvait lui dire où il disparaît, sincèrement il le ferait, ne serait-ce que pour voir s’envoler la suspicion dans son regard lorsqu’il prétend être parti s’occuper de sa soeur, alors qu’elle sait très bien que sa soeur, Vasyl ne la voit jamais. Mais il ne pourra jamais admettre devant elle l’ampleur du mensonge qui grandit dans son silence, la signification réelle du tatouage qui orne son dos depuis quelques mois - -elle l’avait engueulé, en le voyant, l’avait traité d’imbécile (“tu vas le regretter, dans vingt ans”), et il avait ri de son indignation. “Vasyl, tu m’écoutes? -- Mh? Désolé, je pensais à autre chose.” Il se redresse, quitte des yeux une boucle folle qui s’échappe du chignon qu’elle a fait à la va-vite, et qui dégage sa nuque comme il aime tant. Ses doigts s’accrochent à la mèche, glisse contre la peau douce de son cou. “Je t’écoute. -- A quoi tu pensais ? Tu es distrait en ce moment. -- A rien, excuse-moi.” Le silence de Leonor en dit long. Quand son regard se détourne, une pierre lui tombe dans la gorge et il s’avance pour cueillir son visage entre ses doigts, ramenant son regard à lui, parce qu’il ne supporte pas de le voir le fuir, une lueur de déception au fond des yeux. “Je t’aime. Pardon, qu’il répète, et une fois de plus, il gagne un sursis sur l’issue inévitable.

2021 - - - Il sait qu’elle est encore là, assise à même le sol, la tête appuyée contre les barreaux de sa cellule. Il refuse de la regarder, voudrait l’insulter, lui dire de dégager, de lui foutre la paix. Il n’a pas besoin de voir son visage comme punition supplémentaire; il trouve que c’est déjà suffisant. Le corps perclus de courbatures, Vasyl lui tourne ostensiblement le dos. Quand elle prend la parole, sa voix n’est qu’un mince filet de voix. “Je te jure que tu ne resteras pas là. Je te ferai sortir, je te le jure, crois-moi… Ses paroles s’étranglent avant qu’elle ne finisse sa phrase. Rien ne s’agite en lui, si ce n’est une apathie patentée dont il ne sort pas depuis l’arène. Son épaule le lance; ils ont nettoyé la plaie à la va-vite avant de le jeter là, un dernier rire gras résonnant dans les sous-sols déserts. Il prierait presque pour crever d’une infection si ça pouvait mettre fin à son calvaire.
Il a cessé de compter les jours quand il revoit enfin la lumière du soleil. Leonor a finalement tenu sa promesse, organisant sa fuite dans l’ombre, bravant enfin le joug paternel. Vasyl n’a pas pris la peine de la regarder, ni même de lui adresser ne serait-ce qu’un regard avant de filer sans demander son reste, décidé à l’oublier elle et sa putain de famille de tarés.

2022 - - - “Heloïse est--elle est morte.” Euryale est catatonique, ne dit rien. Méduse  le regarde droit dans les yeux, un pli soucieux barrant son front. Et il cherche, vainement, un signe que tout ça n’est qu’une maudite blague. Rien. Méduse soutient son regard, assume la colère qui lui mange le cœur et se tient au bord de ses lèvres, prête à exploser, à lui faire payer la nouvelle terrible qu’elle s’est mise en devoir de lui annoncer en personne. Et il s’attend à ce qu’elle poursuive, qu’elle s’explique, mais non, elle se tait encore, et comment peut-elle s’arrêter à ça, Heloïse, morte, et ? Ensuite ?! Il va se contenter de ça ? “Mais putain quelqu’un va dire quelque chose ?” Son poing s’écrase sur la table et il explose, enfin. “Vasyl, calme-toi -- que je me calme? Tu te fous de moi? -- Elle est allée voir la bratva toute seule. Elle -- Pourquoi?! -- Elle pensait pouvoir revenir à un accord raisonnable avec eux. -- Et qui l’a laissé partir toute seule voir ces enfoirés ?! -- On en savait rien.” L’envie de hurler le saisit, et il appuie ses paumes sur ses paupières comme si ça pouvait faire disparaître la douleur qui lui explose le crâne. Une main le force à s'asseoir, la poigne de fer de Méduse qui le ramène à une stabilité plus certaine que celle que lui offre ses jambes flageolantes. “Ils le payeront, Vasyl.” Il n’a pas besoin de l’entendre pour le savoir. Il saignera la bratva à blanc, et il prendra son temps.

2023 - - - Il n’arrive pas à détacher son regard de la cigarette que Ksenia ne cesse de porter à ses lèvres. Elle tire dessus compulsivement, le regard fuyant. Les cernes qui s’étalent sous ses yeux accentuent le désespoir que ses yeux peinent à masquer. “Combien, Ksenia ?” Sa soeur hausse les épaules. “T’as qu’à me filer tout ce que t’as, ça fera bien l’affaire. -- T’as qu’à me dire ce qui t’arrive, aussi. -- Ce qu’il m’arrive ? Je t’emmerde Vasyl. Pose pas de question. T’es assez riche pour me filer ce que je te demande sans vouloir contrôler ma vie, putain.” Vasyl pourrait presque toucher du doigt la honte qu’elle maquille derrière ce ton vindicatif. Trop fière pour mendier, trop perdue pour ne pas venir le saigner encore, lui faire toujours les mêmes reproches : il est trop riche, trop égoïste, trop ceci, trop cela. Et les sermons pleuvent, jusqu’à ce qu’elle se mette à pleurer, à jouer cette comédie qu’elle maîtrise à la perfection. Tantôt suppliante, tantôt bilieuse ; elle lui fait pitié, et ça doit se voir dans ses billes fixées sur elle. “Je te jure qu’après t’entendra plus parler de moi, tu me verras plus, je sais que c’est tout ce que t’espère. Qu’on disparaisse tous de ta petite vie parfaite, qu’on te laisse à tes trafics pétés et tes stupides gorgones.” L’aveu est craché, avec cette violence qui l’habite, la brise. Vasyl sent l’animal s’agiter dans son ventre ; ce monstre de haine qui se dresse en lui chaque fois qu’elle fait valoir à quel point il manque à ses devoirs, à quel point il les laisse, effectivement, bien loin de ses affaires et de son quotidien. Elle a raison, et ça fait mal.
Vasyl lui laisse trois mille livres et la regarde partir, non sans empocher au passage le paquet de clopes neuf posé dans l’entrée. “Je prends ça aussi.” Pas un merci, et Ksenia disparaît en claquant la porte derrière elle.

2025 - - - Des lasers brisent l’obscurité, balayent sporadiquement les visages de l’assistance, masse ivre à n’en plus pouvoir se mouvant au rythme cadencé de la musique, que les enceintes crachent trop fort. Mâchoires serrées, Vasyl contemple la comédie burlesque plonger dans les limbes de la décadence, attendant la sienne avec impatience. Elle ourle l’arrière de son crâne, laisse présager la migraine carabinée à laquelle il n’échappera pas demain matin. Euryale a disparu depuis longtemps et Vasyl ne se donne pas la peine de la chercher. Ils finiront bien par se retrouver au petit matin, complètement explosés. Les affaires marchent fort, la bratva est retournée se terrer dans sa Russie originelle la queue entre les jambes. Leonor a arrêté depuis longtemps de le chercher, et il n’a appris que ce matin qu’elle avait eu une fille, quelques mois après sa fuite. Débiné par la nouvelle; il n’a pu qu’avaler la pilule en silence, tenter d’oublier la honte qui lui bouffe les entrailles en reprenant la négoce humaine qui lui incombe. Les affaires marchent fort, et il s’enfonce dans une apathie résignée.
Des bribes de russe lui éclatent les tympans, le ramène violemment à la réalité. “T’as failli oublier ça.” Nadja brandit son porte-feuille du bout des doigts, tête penchée sur le côté et sourire suspendu à la lippe, moqueuse. “T’es fière de toi,” Il récupère son bien, et la suit jusqu’au bar. “T’es de retour.” Simple constatation. Ça fait bien un mois qu’il ne l’a pas vue -- voir plus. Il ne sait pas vraiment, n’y fait pas réellement attention. Nadja va et vient comme bon lui semble, et le télescope dans ses trajectoires sans s’embarrasser de le prévenir de ses retours intempestifs. “Ça a l’air de te faire plaisir dis-moi. La joie de vivre incarnée,” qu’elle jette, caustique. “A quand le prochain poker? -- Pour que tu me plumes encore, pas question. -- Allez. Pour fêter mon retour, on a qu’à faire ça demain. Chez toi?” C’est comme si c’était fait. Il tente un maigre sourire, laisse passer.
Il vacille, au bord du précipice. Et pour un peu, il est assez tenté d’y plonger tête la première.

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Dernière édition par Vasyl Avramenko le Sam 2 Mar - 8:31, édité 22 fois
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MessageSujet: Re: (vasyl)   Dim 2 Déc - 0:18

c'te pseudo, B O Y D, né-moldu, ce début de fiche, NON MAIS
ça suffit arrête de nous faire baver comme ça
(trop de perfection par ici a sijfapsf )
(moi je juge jamais pour les dcs, j'approuve )

rebienvenue dans le coin avec ce personnage déjà parfait.
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Krystyn Leczinski
CITOYENS NEUTRES
DATE D'ARRIVEE : 24/11/2018
MESSAGES : 436
PSEUDO : géhenne
AVATAR & CREDITS : mads mikkelsen (lilousilver), sign' (sial)

ÂGE : 47
ASCENDANCE : mêlé ✗ le cruor gerbé de mélanges. à toujours marier sorcier. le gène lycan envoie valser l'espoir d'un nom au registre des purs │ la nouvelle identité octroie pureté.
STATUT CIVIL : marié ✗ papiers rafistolés, fabulations. alliance imposture.
METIER : médicomage ✗ maraud crevé d'empathie. chirurgie en connaissance, à avoir vogué entre les disciplines et mondes. rafistole les éclopés des venelles. nom clamé quand la discrétion est quémandée.
PARTICULARITE : maudit ✗ condamné à la servitude d'une famille │lycan ✗ féroce quand scande la ronde diane.
RÉPERTOIRE RP : -

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MessageSujet: Re: (vasyl)   Dim 2 Déc - 1:35

c'bien les dc's. j'approuve
et ce saligaud que tu façonnes

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☽☽ The moral of the story is, I will gut you if I need to. I will carve my way out with only my teeth..

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MessageSujet: Re: (vasyl)   Dim 2 Déc - 3:29

un ribaud.
un bouseux.
diable, on en manque.
mauvaises manières à corriger.
on a toujours besoin de jolis crapauds
personnage diable, mots délicieux.
cette esquisse sublime.

tu connais la maison
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Astrae Abernathy
CITOYENS NEUTRES
DATE D'ARRIVEE : 29/11/2018
MESSAGES : 148
PSEUDO : L
MULTICOMPTES : la sombre cedrella
AVATAR & CREDITS : lili reinhardt, © (ava) chrysalis + anaelle (sign)

ÂGE : Astrae est âgée de vingt-trois ans et est née un quatorze février, au coude à coude avec son jumeau, Rhys, farce du destin pour des parents qui ne s'aime pas comme un couple typique.
ASCENDANCE : La belle est une sang-mêlée, elle est bien loin d'en avoir honte, ce détail lui importe peu à vrai dire.
STATUT CIVIL : La jeune femme est célibataire. Elle a vécu des relations amoureuses, comme tout le monde, mais elle n'est pas en manque du coeur brisé et des disputes qu'entraînent parfois certaines relations.
METIER : elle est tout juste diplômée guérisseuse et travaille dans le département des empoisonnements par potions et plantes à Sainte Mangouste.
RÉPERTOIRE RP : amelia, papa cassian, adeline, marius et bro darius

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MessageSujet: Re: (vasyl)   Dim 2 Déc - 3:44

(La meuf qui n'est pas encore validée mais bon )
Punaise c'est quoi ce personnage de ouf, rien qu'à l'ébauche, je crois que je suis entrain de tomber amoureuse
Bon courage et rebienvenue pour le coup

_________________
It's alright, if you're my lady, you're a killer queen ⊹ You never real - you never realized, you never said goodbye. I called you up sometimes, I told you, that I miss you babe and you were stuck inside my head. (by anaëlle)
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MessageSujet: Re: (vasyl)   Dim 2 Déc - 3:56

Re bienvenue
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MessageSujet: Re: (vasyl)   Dim 2 Déc - 4:31

Dommage tu sois un né-moldu, parce que tu me semblais bien beau garçon. Bienvenue à toi sur le forum, sinon !
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Cassian Spellman
ADMINISTRATRICE
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MESSAGES : 1206
PSEUDO : sweet poison (anaïs).
MULTICOMPTES : sylla la queen (sophie skelton).
AVATAR & CREDITS : michiel huisman (valstersen).

ÂGE : quarante ans.
ASCENDANCE : sang-mêlé.
STATUT CIVIL : veuf, il a été fou amoureux une fois, mais elle est morte.
METIER : enseignant de défense contre les forces du mal et directeur de la maison poufsouffle ; actuellement hors d'activité car porté disparu.
PARTICULARITE : loup-garou, récemment mordu.
RÉPERTOIRE RP : uc.

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MessageSujet: Re: (vasyl)   Dim 2 Déc - 5:52

rebienvenue
bonne chance pour cette seconde fiche

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cut the ropes, the curses that she sends
and we'll meet again, when winter ends
i'm not the one breaking the silence, i'm not the one pulling the strings. i will be different in the shadow, i'll keep your smile inside of me. and we'll climb the trees just like when we were friends, but we'll fall out again.
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MessageSujet: Re: (vasyl)   Dim 2 Déc - 5:53

un dc avec ce choix de vava rebienvenue !
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MessageSujet: Re: (vasyl)   

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